C'est quoi, dis, ce blog ??...

J'ai commencé le Ju-jitsu à 32ans.
Pris entre de jeunes lions fous et de vieux expérimentés à la ceinture noire blanchissante.
Ce blog est mon évolution dans ce monde particulier.
Fait de rêves, de défis et de désillusions.
Qui a commencé bien avant que je ne monte pour la première fois sur un tatami.

NOTA - Blog à lire de manière chronologique. C'est mieux. C'est-à-dire en commençant en bas de la page.
Et n'oubliez pas la touche F11 de votre clavier ! Nettement mieux aussi.

29/01/09

Attraper les mouches avec des baguettes



J’ai l’intime conviction que cette remarque concerne tous les nouveaux pratiquants d’arts martiaux : à l’instar des jeunes mamans pour leur rejeton, le nouveau pratiquant ne parle QUE DE ÇA ! Et, osons le dire, emmerde tout son entourage des heures durant.



Le pire, c’est que le nouveau pratiquant ne fait pas qu’en parler : il veut aussi tester et prouver l’efficacité de ce dont il parle.

« Qui veut faire cobaye ??... Julie, viens ici ! »


Je sais de quoi je parle j’étais comme ça. Heu… je le sais d’autant plus qu’il se peut que ça m’arrive encore…
Un peu.

Et souvent c’est la peste : la copine qui veut pas car elle a peur que ça lui fasse mal ; le copain qui résiste à ces foutues clés qui font même pas mal ; les hésitations sur une technique censée être spontanée et foudroyante face à un auditoire à la patience toute relative ; ce meuble vicieux à coins pointus devant le genou pendant le test d’un coup de pied... Pire, quand non seulement ta technique ne passe pas mais qu'en plus le copain – qui ne pratique même pas ! – réplique et te fout ta pâté… La tehon !
Me concernant, j’allais jusqu’à en rêver (heu… ça m’arrive encore) et bien sûr je me faisais rétamer, même par des gringalets. C’est carrément É-NER-VANT !
Mais étonnamment c’est comme la dextérité, ça évolue : on-pro-gresse ! Même dans nos rêves. Au fil de notre éducation martiale.

Jeunes pratiquants, un conseil : patience, régularité, persévérance et cucurbitacées !

26/01/09

Des mûres et des ronces

Ca y est je fais du ju-jitsu ! Quel bonheur, tous les lundis et jeudis soir de me rendre au dojo pourri de cette arrière-cour d’école, et d’en repartir la tête en fleur ! Les rituels traditionnels japonais me séduisent : le salut en montant sur le tapis, celui que l’on fait au professeur ou au partenaire, en début et en fin de cours, au début et à la fin d’un exercice, le respect que l’on a les uns envers les autres, envers les objets (Ô objets inanimés, avez-vous donc une âme ?), etc.

Une période, qui plus est, où ce n’est pas trop la fête au village au boulot : beaucoup de remises en question, d’idées de changements de vie majeurs. Le ju-jitsu tombe à point nommé. C’est un Petit Cancrelat fragilisé (ben oui c'est possible) qui trouve enfin un endroit où les gens et les mœurs sont sains et différents.

Du moins le pensais-je… C’qu’on peut être naïf parfois !

A la fin d’un cours, Catherine interroge humblement les trois nouvelles ceintures blanches – dont je suis – sur les raisons de notre choix du ju-jitsu. L’une répond que son quotidien de fliquette le lui impose presque, car les cours d’auto-défense à la brigade sont carrément minables ; l’autre – le partenaire (uké, en japonais) avec lequel j’évoluerai jusqu’à ma ceinture verte – répond qu’il a cessé le karaté il y a quelques années et qu’il veut reprendre une pratique. En ce qui me concerne, je lui dis sincèrement et sans emphases que se sentir capable de répondre efficacement à une agression peut permettre d’éviter que celle-ci se concrétise, que le caractère extrêmement complet du ju-jitsu m’a vraiment séduit, jusqu’à son esthétisme, et le côté traditionnel japonais complète passionnément le tableau. (sans aucune emphase, promis !)

Je vois Catherine boire mes paroles, et ravaler difficilement sa salive. En d'autres termes, elle a la gueule qui pend. Elle l’exprime extrêmement maladroitement en nous disant que de tous, c’est mon témoignage qui la touche le plus, dans lequel elle se retrouve à fond. Gilles, le professeur, fronce les sourcils (pour cause !), et moi je ne sais plus où me mettre. A la fois par rapport à lui mais aussi par rapport à mes deux partenaires. Cette ostensible disproportion entre mes propos et les réactions presque organiques qu’ils génèrent en elle me met dans une position particulièrement embarrassante. Je toussote. La croqueuse-d’homme en voudrait-elle à mon quatre-heures ?...
PAF ! Lache-moi la grappe !

Je ne le sais pas encore, mais c’est peut-être à partir de ce jour où les ennuis commencent...

25/01/09

" SAK-A-KOUY Mag' "

Pour qu'on ne puisse pas croire l'ombre d'une seconde que j'ai une dent contre Ceinture Noire Magazine en particulier, ce canard grotesque, pompeux, et grossièrement illustré par des journaleux psychomoteurs, je vous offre une suite du décorticage des mags d'arts martiaux avec un autre modèle du genre, j'ai nommé : KARATE Bushido Magazine !*

Qu'ajouter de plus que les illustrations qui suivent ? (cliquez dessus) Quelle poilade ! Allez si, quand même, des petits commentaires en dessous, je sais que ça plaît...


On commence fort (KARATE BUSHIDO Hors-série No4 - 2002)

Pour les journalistes de K.B., paraître ridicule devant un agresseur potentiel est pire que d'éveiller en lui la méfiance... Des choses à ajouter ?... (KARATE BUSHIDO H-S No22 - oct-nov 2004)

Au-delà du talent romanesque de l'auteur de ce chef-d'oeuvre d'imagination, de suspense, et d'humour, on peut être certains qu'après avoir lu les conseils décrits nous voilà parés à contrer toutes les attaques possibles des gredins qui peuplent nos lieux quotidiens (K.B. H-S No22 oct-nov 2004)
(notons au passage que le monsieur à lunettes - l'amant - tient vraiment à perdre beaucoup d'eau depuis qu'il baise la femme de son agresseur : il fait sa muscu en jean's, pull col-cheminée et souliers de ville. 'Faut souffrir pour être beau et fort !)

Bonjour la proportionnalité de la riposte ! He vieux, il s'agit d'un mari jaloux, pas d'un terroriste international !! D'abord 'faut penser à rabaisser la lunette des toilettes quand tu vas visiter sa dame... (K.B. H-S No22 oct-nov04)


Cette perle de littérature commentant UNE AUTRE ILLUSTRATION ne vous rappelle-t-elle rien ?... (K.B. H-S No22 oct-nov04)

(K.B. H-S No22 oct-nov04)

(K.B. H-S No22 oct-nov04)

UNE échappatoire (K.B. H-S No22 oct-nov04)


Le Code Pénal français dit en substance : "[...] La personne [...] injustement agressée est en droit de se défendre [...] et de porter des coups [... dans] une défense proportionnelle à l’attaque".
KARATE BUSHIDO conseille en gros : "Un type veut vous gratter le portefeuille ? Plantez-lui votre Bic dans la jugulaire et saignez-le comme un porc."
Petit Cancrelat ajoute : "Porter des cravates n'apporte que des emmerdes."
(K.B. H-S No22 oct-nov04)

No comment (K.B. H-S No22 oct-nov04)


(Humour Magazine Hors-Série No22 oct-nov04)

Non sans blague, qui, depuis mon billet sur les magazines d'arts martiaux, auraient pu penser qu'il y avait pire que Ceinture Noire ??... CQFD.

Moralité, pour savoir se défendre, rien de tels qu'un bon dojo et un bon professeur, quel que soit l'art martial ! Et c'est pas un journaliste qui me contredira.

* Le caca d'oie c'est exprès, cela va sans dire...

23/01/09

On a marché sur le tatami

Mon premier pas sur un tatami ? J'avais 6 ans ! J'ai commencé jeune, n'est-ce pas ?
Malheureusement j'ai cessé tôt également. Peut-être 6 mois plus tard.

C'est ma maman qui m'avait inscrit au judo, très certainement pour canaliser mon tempérament débordant, et elle avait raison. Si ce n'est qu'elle a fait chou blanc.
Effectivement, je devais déjà avoir des difficultés avec l'autorité, et les appels au calme de mon professeur avait une efficacité de balle à blanc sur le petit con que j'étais.

(ph. Petit Cancrelat)

Donc on me voyait certainement plus sur le tapis à jouer au rhinocéros ou à causer de San Ku Kaï (c'est la bataille, c'est la bataille) avec mon copain Jean-Christophe, que de tenter de placer un o-goshi ou travailler mes roulades.
Bref, j'étais encore peu ouvert au monde des arts martiaux ; je n'avais du reste aucune idée de la notion-même d'art martial. Qui plus est, ce cours m'empêchait de voir les épisodes de Davy Crockett (l'homme qui n'a jamais peur) qui passaient à la même heure. Un truc à vous dérouter d'une vocation.

Chères mères de France, ne vous arrachez donc pas les cheveux, à l'instar de ma propre personne, votre petit pue-la-pisse se canalisera bien un jour.
Vers ses 30ans...

22/01/09

PARTICIPATION DE MES VISITEUSES

Vous êtes désormais nombreux à me visiter, et je vous en remercie.

- les dernières statistiques vous comptent à peu près au nombre de 2 -

Et parmi mes visiteurs se trouve une catégorie toute particulièrement chanceuse :

MES VISITEUSES !

En effet, afin d'enjoliver le présent blog, j'organise un petit jeu participatif qui verra mes visiteuses m'envoyer des photos d'elles-mêmes en attitude martiale, photos qui seront publiées ci-contre dans le diaporama "DES FEMMES QUI EN ONT".

(Pour vous inspirer, vous pouvez toujours jeter un oeil sur le diaporama 'Les femmes et les arts martiaux' [photos prises par bibi], ou encore sur les photos des participantes qui vous ont précédées)

(ph.SylB.09)



QUELQUES PETITES RÈGLES SYMPATOCHES

Obligé :

* Être une femme majeure (de préférence jeune, jolie et avec de gr... non, femme majeure suffit...)

* Pas de photos du Web, ce doit être VOUS sur la photo (prise par quelqu'un d'autre ou autoportrait, peu importe)

* Ce doit être un portrait de vous TOUTE SEULE (et merci de poster l'image avec VOTRE PRÉNOM)

* L'image doit être une composition en FICTION : le ou la photographe - pas plus qu'un complice - ne doit agresser un tiers pour que celui-ci se mette en position de défense pour le cliché. 'Faut pas chier dans la colle ! (j'adore cette expression)

* Vous pouvez être armée, mais pas d'armes à feu

* Ne pas oublier de libeller le chèque à l'ordre de Petit Cancrelat

* Meuh nan ! C'est GRATOS !!

* Maintenant, si vous y tenez...


Facultatif :
* Vous pouvez légender l'image

* Vous pouvez vous masquer les yeux ou me demander de le faire ; mais quel dommage quand même ! (sans vouloir vous influencer...)


NOTA :

* Le simple fait que vous m'envoyiez votre image signifie que vous acceptez que je la publie, alors venez pas me chatouiller avec un procès pour droit à l'image

* Le jury (ma pomme) se réserve le droit de ne pas publier l'image selon des critères qui lui seront propres. Pas la peine de vous vexer, vous pouvez reparticiper !


OÙ M'ENVOYER C'T'AFFAIRE ??

À l' @dresse suivante :
touchetonmenton@yahoo.com

OBJET à copier-coller :
Nouvelle(s) photo(s) 'Des femmes qui en ont'


Allez ! Maintenant c'est à vous de jouer. Testez vos reflex ! (Wouarf, elle est bonne !)

04/01/09

Ma nouvelle passion : un édifice puissant sur une fondation en champignonnière ?

Ma corde jujitsienne vibre très rapidement. Je me retrouve très vite dans cette pratique. L'ambiance est bonne, les cours très sympas et de qualité, et le jujitsu me parle.

C'est sûr que je ne tiens pas trop longtemps le seisa (assis les tibias sur le sol, les fesses sur les talons) sans penser que je vais perdre une ou deux rotules en me relevant ; mais au fil du temps - comme c'est étrange ! - je m'assouplis nettement. Je n'aurais jamais cru que ça aurait pu m'arriver, et c'est encore plus valorisant que de me voir pousser des muscles !

(photo Jean-Marc)

Le club impose une méthode où tout est très règlementé : les débutants avec les débutants, les jaunes ensembles, les oranges entre eux, et ainsi de suite jusqu'aux ceintures noires. Ca ne me dérange aucunement. Et du reste, comme je ne connais pas d'autres méthodes, je ne peux pas comparer.

Pourtant, Jean-Marc me met rapidement en garde sur certains points :

Ce club est un club privé qui ne dépend pas de la Fédération Française de Judo-Jujitsu ; c'est la raison pour laquelle par exemple on ne passe pas des dans ( [dane] niveau à partir de la ceinture noire) mais des 'stades de valeurs'.
Je n'y vois absolument aucun inconvénient.

Jean-Marc ajoute qu'il ne faudra pas m'étonner de me voir rire au nez si je dis autour de moi que je pratique dans cette méthode d'apprentissage. Et de compléter en disant que le... "Maître" français fondateur de cette méthode de jujitsu dite traditionnelle a un pouvoir particulier qui le voit, après une concentration particulièrement épuisante, s'armer d'une espèce de bouclier invisible qui le rend inaccessible aux agressions extérieures, ainsi qu'une force qui lui permet de neutraliser un adversaire sans même le toucher. Oui vous entendez bien.
Ce pouvoir, il le nomme l'expression du ki (ki, en japonais, signifie l'énergie vitale ; équivalant au Qi [tchi] chinois).
Je demande à Jean-Marc ce qu'en pensent les autres pratiquants. Il me répond que pas mal - dont lui-même - l'ont vu à l'oeuvre, et que c'est impressionnant, mais qu'il a fait une démonstration au festival des arts martiaux de Bercy et qu'il s'est fait huer par la foule, se promettant à l'avenir de ne plus faire de démo qu'en milieu privé. Je fais un moue dubitative. Mais ma foi, ça ne me dérange pas tant que ça, ce type habite à plus de 1000bornes de chez moi, et mon professeur (que j'appellerai Gilles, 4ème stade des valeurs) n'a pas l'air d'un illuminé bouddhiste.

Plus chiant - et surtout bien plus concret - Jean-Marc me dit que la petite copine de notre professeur (que j'appellerai Catherine, 3ème stade des valeurs) est le second professeur du club, mais qu'elle se balade surtout avec une réputation de croqueuse d'hommes.
Je ne vois pas en quoi je suis concerné, bien que ça lézarde quelque peu ma vision du club, jusque là pleine de sagesse et d'étoiles au firmament.
Je me sens malgré tout très loin de toutes ces considérations. Je suis là pour travailler corps et esprit cette découverte qui me plaît, et c'est bien là l'essentiel. N'est-ce pas ?...
Pourtant...
Pourtant ces considérations me rattraperont plus tard, mais je suis encore loin de le supputer...

31/12/08

NOUVEAU ! JU-JITSU mag

Pour ce dernier jour de l'année, je publie la couv' de ce nouveau magazine, JU-JITSU mag !
[APPLAUSE]

Le numéro de décembre 2008.

C'est un peu du maison, mais tout de même, ça rattrape le coup du billet précédent.

(click on zi imadg' pliz')

C'est quand même mieux ; non ?

Abonnez-vous vite et BONNE ANNÉE 2009 À TOUS !

29/12/08

Con-Fou Magazine

Dans la fureur... heu, la foulée de ma première semaine d'entraînement, je m'abonne bien évidemment à un magazine d'arts martiaux, profitant d'une réduc plus qu'intéressante proposée par mon C.E., mais ça on s'en fout. Celui qui me concerne le plus est Ceinture Noire (Le magazine des pratiquants d'Arts Martiaux - pour cause !), dont le premier numéro fut publié 3ans plus tôt, en été 1999.
Tous les mois je sautillais de joie en voyant le plastique transparent A4 avec dedans mon magazine préféré plié en 8 par ma factrice bien attentionnée. Heureusement qu'elle a de gros seins pressés dans son uniforme PTT sexy cette gourde.
Bonnes illustrations, reportages intéressants, je me délectais de la première à la dernière page.

Mais au fur et à mesure je me rendais compte que la qualité n'était pas nécessairement au rendez-vous. Contrairement à un fiéfé foutage de gueule récurrent.
Mises en page minables, commentaires redondants, découpages des photos faits à la serpe, toujours les mêmes articles périodiques, reportages non achevés (j'attends toujours la suite de l'article sur l'Histoire des samouraïs du hors-série No7 - de 2003 je crois - qui s'interrompt p.24 pour ne jamais reprendre...), des décorticages de photos faits par des psychomoteurs notoires, j'en passe...
Mais voici ici quelques exemples illustrants mes propos :


Mon commentaire est sur la photo (cliquer dessus)
Ceinture Noire No 32 (2004)


Extrait de l'article d'un Ceinture Noire vraiment captivant...


Ceinture Noire No 30 (nov-déc.2003)


Article sur le karatéka Dominique Valéra
Ceinture Noire No 29 (sept-oct 2003)


Un direct du droit avec le poing gauche : intéressant...
Ceinture Noire No 32 (mars-avr.04)


Journaliste psychomoteur. Tant qu'il ne se reconvertit pas en moniteur d'auto-école, ma foi...
Ceinture Noire No 32 (mars-avr.04)


Ceinture Noire No 29 (sept-oct.2003)

Et je disais donc que tous les ans on retrouve de surcroît les mêmes thèmes, souvent pas racoleurs du tout :
En septembre "Quel art martial pratiquer"
Le fameux hors série de Bruce Lee avec "enfin les révélations sur le mystère de sa disparition !!"
Le numéro de juillet-août "Comment gainer son corps avant la rentrée"
"Comment faire un coup de pied retourné sans se vautrer"
"Ascéner efficacement un stick punch en technique wing-chun puis enchaîner un sasae-tsuri-komi-ashi nipon"
"Comment neutraliser avec les yeux bandés trois malgaches pas contents armés de coupe-coupes"
Comme Ceinture Noire magazine est... très près de ses abonnés, je n'ai pas reçu le coupon de réabonnement joint à mon dernier magazine de l'année. Question du jour : pensez-vous que s'ils l'avaient fait je leur aurais envoyé un nouveau chèque ?...
Du coup je me suis abonné à VTT magazine. Le journaliste risque beaucoup moins de confondre la roue avant avec la roue arrière... Cela dit, tous les ans on a droit aussi à "Comment démonter une roue sans camboui plein les bras"...

24/12/08

L'hypnose ou le poteau magique

Quand j'étais petiot, je détestais me battre. A dire vrai, je ne SAVAIS pas me battre. Mais ça ne me dérangeait qu'à moitié car je n'aimais pas ça, c'est vrai.
Le problème était surtout pour me défendre. Les sales crapules - toujours plus fières en bande - qui semaient la terreur à la récré au vu et au su des surveillants et des instits laccistes me terrorisaient. Je devais donc me trouver des stratagèmes pour éviter leurs coups et leurs crachats.
J'avais deux pratiques quasi-imparables : les poteaux du préau et l'hypnose.

La cour de récré était faite d'une zone large à découvert où sévissaient les bandes qui allaient et venaient dans toute la longueur, bousculant, frappant et faisant tomber tout ce qui se trouvait sur son passage, tels les hommes d'Atila, en plus écervelés certainement et avec l'hygiène dentaire tout aussi douteuse. La seconde zone de la cour était un petit préau qui nous abritait de la pluie le cas échéant. Entre les deux, les poteaux (forcément, 'faut bien qu'il tienne le préau !). Et surtout il y avait MON poteau ! C'était un poteau magique qui avait la particularité de me rendre invisible lorsque j'étais appuyé dessus. Ainsi je passais des récrés sensationnelles à me réjouir de ne pas compter parmi les victimes de la mafia locale.


Ma seconde astuce : l'hypnose !
Cela consistait à endormir par des blablas soporifiques un assaillant un peu plus malin que les autres qui avait repéré, un peu interloqué, le p'tit gars qui apparaissait comme par magie du poteau où il n'y avait encore personne il y a deux secondes. Ca marchait plutôt pas mal : je réussissais souvent à le mettre en défaut en lui mettant le nez dans le pipi de sa propre bêtise. Rongé par la honte plus que par la culpabilité, il se repliait à l'abri de la puissance de feu de sa bande de lâches, me traitant d'intellectuel, insulte suprême, valant peut-être autant qu'un coup de poing, ce qui, entre nous, m'arrangeait bien.

Je ne me suis donc jamais beaucoup battu étant gamin, même si j'ai tout de même deux ou trois anecdotes dans mon sac U.S. Une chose est sûre, c'est qu'aujourd'hui je pratique les arts martiaux. Cela veut-il dire que je saurais correctement me défendre en cas d'agression ? ou que je me défendrais différemment que je ne l'ai raconté précédemment ?...

Beaucoup de [Tous les - ] praticiens se posent la question de l'efficacité de leur art martial en situation réelle. Certains même en souhaiteraient presque que cela arrive pour avoir à le démontrer.
En ce qui me concerne, je crie haut et fort que la première défense lorsqu'il s'agit de notre vie - tant qu'une autre vie n'est pas en danger bien entendu - est la fuite. Aujourd'hui que je pratique, si je devais choisir l'hypnose comme moyen de défense ce serait effectivement mon choix. Quant au poteau magique, il est le symbole de la discrétion : NE PAS PROVOQUER ! Tout ceci pour dire que je reste opiniâtrement accroché au précepte de Funakoshi* disant que le karaté est fait pour ne pas servir !
Toute proportion gardée bien évidemment, tant que le combat n'est pas inévitable. Si le trou d'balle en face il le cherche son coup de boule, il le trouvera. Mais sachant que je suis potentiellement capable de distribuer une rafale de coups de poings efficaces, je serais d'autant plus à même de garder mon sang froid pour désamorcer une situation tendue.

Peut-être...
*Maître Gichin FUNAKOSHI (1868-1957) - Fondateur du karaté moderne

20/12/08

"Wâtâââ !!"

Tout à coup je me souviens de ces samedis après-midi dans les années 70 que je passais avec mon poteau Christophe à regarder des vidéos distribuées par René Chateau. K7 aux jacquettes à dominantes jaunes et rouges, avec au centre, tout en abdominaux :
BRUCE LEE

Bien sûr Bruce Lee ! Tout praticien d'arts martiaux passe par une obligatoire identification. Avant de passer également un jour ou l'autre par la case "Leçon d'humilité" ; mais ne soyons pas rabat-joie.

Alors évidemment je commande le coffret de l'intégrale sur CDiscount, avec 3 muscles supplémentaires qui me poussent le jour où le livreur me tend le précieux paquet.

Je regrette évidemment amèrement qu'en fait d'intégrale il n'y ai que 4films, mais surtout que cette daube du "Jeu de la mort" n'ai pas été remplacée par le plus hollywoodien des Bruce Lee : "Opération Dragon" (où, pour l'anecdote, le moine shaolin qui se prend sa pâté au début est Sammo Hung Kam-Bo himself, révélé dans "Le Flic de Shangaï" ; et le méchant gardien qui se fait tirer la touffe avant une chiropractie cervicale n'est ni plus ni moins que Jackie Chan, qui s'est pris une branlée pour de vrai ce jour-là, à la grande confusion de Bruce Lee).

Effectivement, "Le jeu de la mort" était en chantier lorsque Bruce Lee est... réellement mort, en juillet 1973. Le réalisateur a alors ajouté des images de Bruce Lee tirées de ses autres films ou bien d'archives (véritables funérailles de Bruce Lee), en patchwork grotesque avec des apparitions de doublures ridicules. Du vrai travail de ralouf. Le seul intérêt (certes anthologique) de ce film reste la scène de la pagode, notamment le combat contre le géant de 2,18m. Kareem Abdul-Jabbar. Bref : 10min à peine du vrai Bruce Lee...
Tout ça pour dire que je n'ai pas échappé à la bruce-lee-mania qui frappe - si je puis dire - tout amateur du genre, même les snobinards qui diront, blasés "Pfff, Bruce Lee c'est du has been pour les tafioles !"
Car qu'on aime ou qu'on n'aime pas, Bruce Lee, tout de même, quel type !

16/12/08

Après mon tout premier entraînement

Je repars sur ma moto sous ce vent doux et crépusculaire de septembre. Le kimono de Jean-Marc trempé de ma sueur dans mon sac à dos. Et je suis, ça y est, l'homme le plus fort du monde.

J'ai ce jour appris à me désaisir avec une facilité déconcertante de l'étreinte d'un méchant agresseur qui me saisit puissamment le poignet de face. Et il est certain que, de toute logique, je sais donc également affronter toute une bande de crapules (de ce genre :)

... arrêter la course d'un coup de poing avec la paume de ma main, voire même remporter un duel avec Bruce Lee ; peut-être pas si facilement que ça, mais je pourrais y arriver.

Redevenir un petit garçon à 32ans, quel plaisir sans nom ! Je sais en ce jour que c'était ça que j'attendais depuis toujours. Quel temps perdu !... Mais ne raisonnons pas ainsi : peut-être n'étais-je pas prêt après tout.

Je sais quoi qu'il en soit que j'investirai dans les jours à venir dans ce que l'on appelle en fait un jujitsu-gi (prononcer [gui] ) et non pas un kimono, et la licence du club.

Je me sens également tout à coup emprunt d'une sagesse toute asiatique, et surtout je me suis fait un nouvel ami : Jean-Marc.

Il guidera mes premiers pas, me conseillera parfois, me soutiendra souvent.

Qu'est-ce que j'ai hâte d'en parler à Nathalie !

15/12/08

QU'EST-CE QUE LE JU-JITSU ?

En substance, le Ju-jitsu (柔術 pour que mes lecteurs nipons sachent que je parle d'eux - en plus ça fait trop la classe) est un art martial de guerre élaboré à partir du VIIIsiècle apr.J.C., dont se servaient les samouraïs sur les champs de bataille pour continuer à se battre quand bien même ils se retrouvaient désarmés.
Il est composé principalement de techniques de frappes (atemi waza), de contrôle (katame waza), et de projections (nage waza).

Le terme ju-jitsu signifie littéralement "Art ou technique de souplesse". Ca ne veut pas dire qu'il faut savoir se toucher l'occiput avec le gros jules. Le principe est de pouvoir contenir, ou vaincre un adversaire avec un minimum d'effort pour un maximum d'efficacité. En gros, se servir fluidement de la force dudit adversaire contre lui-même !

Un exemple : un gros malabar vous fonce dessus pour ostensiblement vous refaire le portrait. Vous, vous ne bougez pas un orteil... sauf au dernier moment : vous cédez le passage en ne laissant à votre emplacement initial que votre tibia. La rencontre entre le malabar et le mur derrière vous sera des plus comiques. Pour zéro effort et une victoire bidonnante à raconter.

La prononciation et l'écriture sont en réalité JUJUTSU (柔術). Mais pour des raisons de mauvaises transcriptions phonétiques lors des latinisations du japonais, ainsi que d'autres raisons d'ordre politique ou littéraire, on a plutôt gardé JU-JITSU (柔実 - qui littéralement voudrait presque dire "la vérité sur le gros mou" ; hm, moyennement martial...).

En définitive on trouve pléthore d'orthographes plus ou moins farfelues, comme jyu-jitsu et même dju-djitsu ou jugitsu etc., le tout avec ou sans trait d'union, en un mot ou en deux. Il y a aussi le jiu-jitsu, propre à une méthode brésilienne, extension du ju-jitsu japonais ; mais ceci est une autre et longue histoire.

En même temps, les Japonais ont peut-être eux aussi un mal de chien à prononcer le mot savate ou canne de défense, on ne sait pas...

Une dernière chose, tout le monde peut pratiquer le ju-jitsu. Hommes, femmes, de 5 à 135ans, à son rythme et selon sa condition physique. La compétition n'est jamais obligatoire, voire inexistante dans certains clubs.

Je me décide à décrocher le téléphone

Dans l'après-midi :

"Titi ? C'est Lolo. Je t'appelle pour savoir si Gégé pourrait pas me conseiller un bon dojo. Moi je m'arrache la moumoute.
- Ben tu sais avec Gégé on se cause plus trop là...
- Ah ouais ? Ça continue ?
- Mouais, enfin c'est rien va, c't'un con. Mais par contre j'ai une collègue, Carole, son tcheum il fait du kung fu ou un truc comme ça, un truc qu'i faut pratiquer en bouffant du riz. Ça te dirait que je te file leurs coordonnées ? Lui est super sympa et elle elle est super bonne.
- Ben file, oui, bien sûr."


Fin d'aprèm' :

"Bonjour Jean-Marc, je suis Lolo, un copain de Titi qui m'a donné votre numéro. Il paraît que vous pratiquez les arts martiaux, et moi je suis un peu paumé question spécialité, et par voie de conséquences, pour le dojo, c'est pas mieux."

Une heure s'écoule. J'ai des papillons et des petites fleurs plein les oreilles.



"Bon Lolo, d'après ce que tu me dis, j'en conclus que ce que tu recherches serait plutôt du côté du ju-jitsu. En raccourci : un medlay de la souplesse et l'esthétisme de l'aïkido avec le PIF-PAF du karaté. Tu es évidemment le bienvenu dans le club où je pratique le ju-jitsu justement, et le mieux de tout serait qu'en plus de venir voir tu puisses monter. (Monter ça veut dire monter sur le tatami ; t'entraîner quoi)
- Ouais mais je vais avoir l'air d'un clown en survêt' ?!
- Pô du tout ! Tout le monde il a commencé comme ça. Bon, et je peux te retrouver un kimono qui sent un peu le carton humide si ça te dit.
- Tu parles que ça me dit ! Même si il sent la vieille moule.
- Hi hi !
- Ah ah !... On commence quand ?
- Si t'es dispo, dans une heure.
- Glp ! [bruit de salive déglutie, évidemment]... Hmm. Ça marche, bien sûr."

08/12/08

Sékoidi ?


VOUS AVEZ DES QUESTIONS ?


C'EST ICI QUE CA SE PASSE !

Concernant le jujitsu en général, ou mon évolution en particulier.

Et je me ferai un plaisir, dans la mesure du possible et toutes proportions gardées, de vous apporter mes réponses.

Et si, à l'instar d'un forum, vous voulez apporter des compléments, voire des corrections (!), n'hésitez pas non plus.

Harcèlement interdit (sauf sexuel...)

CANCRELAT FAN-CLUB (femmes, hommes, nains, exilés politiques, conseillères de finance, etc.)